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Tome second.
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qu’embrasse la société industrielle.qui dit des mêmes classes d’industrieux que leurs produitsne sont pas susceptibles de s’accumuler et qu’ils n’ajoutentrien à la richesse sociale, prononce formellement, d’un autrecôté, que le talent d’un fonctionnaire public , que l'industried’un ouvrier (créations évidentes de ces hommes dont on nepeut accumuler les produits), forment un capital accumulé (’).C’est ainsi que M. Sismondi qui, d’une part, déclare impro-ductifs les travaux des instituteurs, etc., affirme positive-ment, d’un autre côté, que les lettrés et les artistes (ouvrageincontestable de ces instituteurs) font partie de la richessenationale ( 2 ).

Comment des écrivains si éminents, des esprits à la foissi fermes et si logiques, ont-ils pu tomber dans une si pal-pable contradiction? Par une seule et même cause : parcequ’ils n’ont pas songé à distinguer ici le travail de ses résul-tats. Tantôt ils ont vu les produits du médecin, du profes-seur, du musicien, de l’artiste dramatique, dans leur travail,dans l’ordonnance de l’un, dans la leçon de l’autre, dans lechant ou le jeu du troisième ou du quatrième, et alors ils ontdit, très conséquemment, qu’il était dans la nature de cesproduits de ne pouvoir s’accumuler, de se consommer àl’instant même de leur naissance : il est clair, en effet, quel’air dont un musicien frappe nos oreilles, que le discoursque débite un orateur, que le peu de mots qu’un médecin ar-ticule au chevet du lit de son malade, ne forment par eux-mêmes aucun produit qui puisse être retenu et mis en ré-serve : « Leur production, pour me servir des paroles deM. Say, leur production est de les dire, leur consommationde les entendre : ils sont consommés en même temps que (*)

(*) Traité d’éc. polit ., 5 e édit., t. I, p. 151, et t. If, p. 277.( 2 ) Nouv. princ. d’éc. polit ., 2 e édit. 1.1, p. 147.