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Tome second.
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158 LIVRE VIII, CH. II. HE LA LIBERTÉ

drews n’en trouva plus que 12 en 1826, et la population dela ville était tombée de 150 mille habitants à 9 mille. Un au-tre voyageur dit que sur 40 ingenios sans cesse en mouve-ment avant la révolution, et qui, suivant une estimation mo-dérée, produisaient 8 mille marcs d’argent par semaine, iln’y en avait plus en activité que 15, produisant par semaine15 cents marcs d’argent ('). »

Qu’on juge par ces seuls faits du besoin que l’industrieminérale a que la société la mette a l’abri de tout trouble.Mais il n’est pas moins essentiel qu’elle s’abstienne enverselle d’excès de pouvoir, et que ses rapports directs avec cetteindustrie soient éclairés et équitables. Je suis forcé de direque ces dernières relations, telles que nos lois les ont éta-blies, me paraissent laisser infiniment à désirer, et mettreplus d’obstacles à son développement qu’elles ne lui sontvraiment favorables.

D’une part, la société, ou les pouvoirs publics chargés deparler et de stipuler pour elle, ont contesté tout droit sur lesmines aux propriétaires de la superficie du sol. Les mines,suivant les auteurs delà loi de \ 810, n’appartiennent à per-sonne : elles font partie du domaine national; ce sont despropriétés publiques qui ne peuvent devenir particulièresque par la concession de l’État; rien ne limite le pouvoirqu’a l’État d’en faire l’abandon à qui il lui plaît; il n’a a con-sidérer que l’intérêt de l’exploitation et la plus grande utilitépublique ( 2 ).

D’un autre côté, les mêmes législateurs qui déclarent sipéremptoirement que les mines sont une propriété de l’État,

(') Y. la Rev. brit., t. XXX de la première série, p. 9 et 11.

( 2 ) V. Législation sur les mines, etc., expliquée par les discuss. duconseil d'étal, par Locré, passim, et notamment p. 57, 256 et 410.