DES INDUSTRIES EXTRACTIVES. 161
produit des plans accompagnés de mémoires qui indiquentavec détail quel mode d’exploitation sera suivi, comment lestravaux seront coordonnés entre eux, comment ils le serontavec ceux des exploitations voisines, et après que le tout auraété examiné et approuvé. Il ne lui permet, en outre, de rienchanger aux plans arrêtés, d’ouvrir ni puits ni galerie, dedéplacer ni d’étendre le champ de son exploitation, sans uneautorisation demandée et obtenue d’avance. — Sous le rap-port delà sûreté, l’État ne se contente pas de lui indiquer lesprécautions qu’il ne pourrait négliger sans se rendre cou-pable, d’examiner si elles sont observées, d’en poursuivre etd’en punir l’inobservation, de le rendre responsable des acci-dents qui arriveraient par sa faute ou par celle des agentsqu’il emploie : aussi défiant de sa prudence que de son indus-trie, il veut pourvoir lui-même a la sûreté comme a la direc-tion intelligente de sonexploitation.il exige, en conséquence,qu’il le fasse assister a tous ses travaux, qu’il en tienne cons-tamment à jour les plans et les coupes, qu’il ouvre un registreoù en soient journellement constatés l’avancement et toutesles circonstances de quelque intérêt. S’il négligeait de tenirces documents en ordre, l’État pourrait y pourvoir à sesfrais ; il aurait le droit de soumettre sa mine à une surveil-lance spéciale, d’ordonner les travaux de sûreté nécessaires,et de lui faire supporter la dépense du tout. Il ne lui permetd’abandonner aucune portion notable de ses travaux sansl’avertir fort à l’avance; il met au choix de ses ouvriers etde ses maîtres mineurs des conditions dont il ne peut s’écar-ter, etc. — Enfin, l’État ne s’en rapporte pas plus à lui sousle point de vue économique que sous celui de la police et del’art; il exige qu’il exploite de manière à suffire aux besoinsdes consommateurs ; il lui prescrit de tenir ses travaux dansun état d’activité constante ; il ne lui permet de les inter-
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