DES INDUSTRIES EXTRACTIVES. 105
qu’exigent la recherche, la mise en rapport et l’exploitationd’une mine? N’auraient-ils pas senti bientôt que la premièrecondition de la possibilité d’un tel travail, c’était que ceuxqui l’entreprenaient disposassent de certains capitaux et pus-sent se mouvoir dans un certain espace ? n’auraient-ils pas étéen conséquence naturellement forcés à se réunir, à se con-centrer? En cas d’insuffisance de leur industrie ou de leursressources, ne l’auraient-ils pas été à engager des gens del’art et des capitalistes à s’unir à eux? Si plusieurs avaientcraint de s’embarquer dans une opération dispendieuse pourcourir après un profit douteux, eût-il été bien difficile de lesdésintéresser, et de prévenir au moins leur opposition ? Lesplus entreprenants et les plus capables auraient-ils eu beau-coup de peine à obtenir des autres, dans un périmètre suffi-samment étendu, la permission de creuser et d’exploiter lamine? En supposant que, dans l’étendue de ce périmètre, au-cun des propriétaires n’eût voulu ou pu exploiter, les indivi-dus ou les compagnies qui auraient voulu se mettre b leurplace auraient-ils eu plus de peine b s’entendre avec euxqu’on n’en a d’ordinaire b obtenir une concession de l’État?Eût-ce été finalement une circonstance moins favorable aubon aménagement des mines, d’être obligé de se mettre d’ac-cord avec les propriétaires, que d’avoir b solliciter de l’Étatune concession? Il est certainement difficile de l’admettre.Observez que , dans ce système si naturel, on eût échappéaux nombreux inconvénients que celui des concessions en-traîne; on eût prévenu les obsessions, les intrigues, l’agio-tage, auxquels celui-ci peut si aisément donner lieu; on eûtépargné b l’autorité la tâche pénible et délicate de choisirentre les prétendants; on ne se fût pas mis dans la fâcheusenécessité de porter b la propriété de nombreuses et gravesatteintes, et, après s’étre indûment emparé de celle du tré-