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Tome second.
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1(30 LIVRE VIII, CH. II. UE LA LIBERTÉ

fonds, d’avoir a violer continuellement, pour l’aller chercher,celle de la superficie, ou à souffrir qu’on la violât, à permettrequ’on s’introduisît dans les propriétés particulières, qu’on yfit des fouilles, qu’on s’y établit à perpétuité contre le gré despropriétaires; on n’eût pas intéressé les propriétaires à résis-ter à ces explorations et à ces travaux : on les eût au contraireintéressés a les permettre, puisqu’il aurait pu en résulter unsensible accroissement de valeur pour leurs propriétés; bienplus, on les eût intéressés â les pratiquer eux-mêmes, et enleur donnant cette utile excitation, on eût fait naître le désirdes recherches dans l’esprit des hommes les mieux placéspour les opérer, c’est-à-dire dans l’esprit de ceux qui ont sanscesse le sol sous les yeux, qui le remuent en tout sens, quil’observent sous tous ses aspects, et qui sont le plus intéressésâne laisser perdre aucun de ses avantages (').

Non-seulement donc, en s’en tenant tout uniment aux prin-cipes du droit commun, on se fût épargné beaucoup de peine,on eût évité les contradictions choquantes où l’on est tombé

(') Quoique les propriétés soient infiniment moins morcelées en An-gleterre qu’en France, il arrive très rarement, dans le premier de cespays , que les mines soient exploitées par les propriétaires de la sur-face du sol. Elles le sont par les entrepreneurs de ce genre d’industriequi trailent directement avec les propriétaires, et qui, avant de selivrer à l’exploitation, commencent par s’assurer, pour 90 ans, la jouis-sance d’un périmètre suffisamment étendu. T/usage est d’accorder uneredevance de tant par mesure de minerai. C’est l’oltjet du débat entrel’éntrepreneur et le proprietaire. Mais il est rare que ces transactionssoient difficiles a conclure, même sur les points où le terrain est mor-celé. Pourquoi donc seraient-elles impraticables en France ? et com-ment admettre que les propriétaires du sol s’obstineraient contre leurintérêt évident, à refuser de. traiter avec des entrepreneurs, mêmealors que ceux-ci leur otfriraient une redevance raisonnable, quandils se laissent déposséder sans murmure par l’administration , encorebien que celle-ci, par ses actes de concession , ne leur accorde pres-que jamais qu’une redevance dérisoire ?