DES INDUSTRIES EXTRACTIVES. 167
et les déplorables entreprises contre la propriété qu’il a falluse permettre; mais on eût placé les richesses minérales dansla situation la plus vraiment favorable à leur exploitation. —Le meilleur moyen d’en provoquer la recherche, d’en faciliterla découverte, d’amener les arrangements, les combinaisonsd’intérêts, de forces et de capitaux nécessaires à leur extrac-tion, c’eût été sans contredit d’en laisser la propriété là où elleétait naturellement, c’est-à-dire dans les mains des proprié-taires.
De même, ce qu’il y eût eu non-seulement de plus juste,mais aussi de plus habile pour en activer l’exploitation, c’eûtété certainement de ne pas vouloir la régenter trop et en êtreplus maître que les maîtres mêmes des mines.
Il y avait ici, je le sais, des dangers à prévoir et des pré-cautions à prendre. On devait se préoccuper dans une justemesure de l’abus qu’on y pourrait faire de ses forces, des im-prudences, des témérités, des négligences où l’on pourrait s’ylaisser aller et qui seraient de nature à compromettre la vie desouvriers, la sûreté du sol, la conservation des richesses miné-rales. Il fallait définir et prohiber les plus graves et les mieuxcaractérisées de ces imprudences et de ces incuries ; veiller aempêcher qu’elles ne fussent commises; ne pas attendrequ’elles eussent causé des malheurs pour les poursuivre etles punir; les châtier plus sévèrement quand on n’aurait pules réprimer à temps et qu’elles auraient entraîné quelque ca-tastrophe; exiger, dans ces cas, la réparation aussi complèteque possible des maux qu’elles auraient causés. Mais cettesurveillance et ces poursuites pouvaient très aisément êtreexercées en dehors de toute régence des mines, et n’exigeaientassurément pas que le gouvernement s’emparât de la direc-tion même de cette sorte d’exploitations, qu’il prit la placedes exploitants ou se mit à leur tête. Il n’avait à se substituer