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que de vouloir être trop père : à force de sollicitude, il ruineà la fois la liberté et la propriété (’). » L’empereur voulaitdonc, sous le rapport de l’art, qu’on s’en rapportât aux pro-priétaires , en leur laissant le soin de s’éclairer, s’ils le ju-geaient à propos, de l’avis des ingénieurs de l’État. Sous celuide la sûreté, il ne sentait peut-être pas assez la nécessité deprévenir, par une active et habile répression, les faits dom-mageables et punissables que pouvaient commettre les ex-ploitants; mais on ne peut nier qu’il n’eût également saisi cecôté du sujet sous son vrai point de vue, et qu’il ne s’adressâtici à l’autorité véritablement compétente : « Le procureurimpérial, disait-il, fera réprimer les écarts que les exploitantspourraient se permettre contre l’ordre public, et, s’ils blessentl’intérêt des particuliers, les parties lésées les feront traduiredevant les tribunaux ( 2 ). » Enfin, sous le rapport économiqueet commercial, il voulait encore qu’on s’en remît à l’intérêt dupropriétaire et qu’on ne le forçât pas d’exploiter malgré lui:« Les mines sont une propriété, disait-il. Si le gouvernementexige qu’on exploite et fixe la manière dont chacun exploi-tera, il n’y a plus de propriété. Le gouvernement, disait-i!encore, n’oblige pas un propriétaire de quitter sa fermequand il cesse d’exploiter; pourquoi en serait-il autrementdes mines? ( 3 ) »
Tout cela était assurément fort sensé; mais, soit que cesystème de liberté accompagnée d’une surveillance et d’unerépression intelligentes et actives, ne fût pas bien nettementconçu, soit qu’il ne convînt réellement a personne, il ne pré-valut pas dans le conseil; et, sans heurter directement les * (*)
(') Législation sur les mines , p. 294 et 293.
(*) Ibid., p. 29S.
( 3 ) Ibid., p. 237, 297, etc.