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Tome second.
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DES INDUSTRIES EXTRACTIVES.

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donnée aux circonstances matérielles au milieu desquellesce peuple agit, et à tout ce qui constitue le fonds d’objetsréels, c’est-à-dire à l’avantage naturel des lieux, — à la bonnesituation des ateliers, — à leur habile organisation, — à ladistribution intelligente que le travail y a reçue, — à la puis-sance des instruments qu’on y emploie.

Quel avantage, par exemple, ne donne pas à une nation,pour l’exercice de l’industrie minérale, la richesse naturelleet la situation favorable de ses mines! Quelques rapproche-ments, sous ce rapport (surtout en ce qui touche à la bouilleet au fer, ces deux agents tout-puissants de l’industrie mo-derne), entre les deux grands États de l’Europe que la na-ture paraît avoir le plus richement dotés, entre l’Angleterreet la France, vont rendre frappante cette observation.

On sait avec quelle irrégularité la richesse houillère a étédistribuée sur notre sol, où les terrains secondaires et ter-tiaires occupent une si vaste surface. Il y a, observent les sa-vants auteurs de la carte géologique du royaume, absencepresque complète de houille sur la pente des Alpes et des Py-rénées. On ne peut compter qu’un petit nombre d’exploita-tions qui se rattachent au système de la Bretagne et desVosges. La plupart des gisements houillers sont groupés au-tour des montagnes anciennes du centre de la France, et ren-fermés dans une espèce de triangle irrégulier dont la basefait face à l’Est, et s’étend d’Àlais à Autun, et dont le som-met est situé vers le point de jonction du Cantal, du Lot etde la Corrèze. Les gisements qui avoisinent la base de cetriangle, ceux du Creuzot dans Saône-et-Loire, de Saint-Étienne et de Rive-de-Gier dans la Loire, d’Alais et de Saint-Ambroise dans le Gard, ne laissent pas d’être considérables,et sont placés à peu de distance de canaux, de fleuves et derivières navigables, qui en facilitent jusqu’à un certain point