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Tome second.
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LIVRE VUI, CH. II. UE LA LIBERTÉ

là tout exprès, pousse du pied un verrou; le fond s’ouvre etle charbon coule dans les lianes destinés à le recevoir. Lesbras qui l’avaient déposé l’enlèvent de nouveau, le replacentsur le railway, et, pareil au cygne noir sur son lac natal, ilva de lui-même rejoindre ses frères. Chacun d’eux exécuteà son tour la même manœuvre avec la même intelligence etla même précision; puis, réunis de nouveau, ils repartent dumême train pour aller se replonger dans l’abime éloigné quiles attend.... Une locomotive stationnaire au railway, et unemachine peu compliquée qu’on appelle a drop (une chute),mue par des contrepoids équilibrés, suffisent à ces manœu-vres en apparence si difficiles(’). »

Je ne pousserai pas plus loin ces remarques sur les instru-ments de l’industrie minérale et sur l’ensemble des condi-tions matérielles auxquelles sa liberté se lie. Je ne veux pasrisquer d’allonger encore un chapitre déjà bien étendu; j’enai dit assez d’ailleurs pour qu’on puisse se faire une justeidée de la nature de cette industrie, de son influence sur lasociété, et notamment de la réunion des moyens d’où dé-coule sa puissance, de l’application que reçoivent ici tous leséléments fondamentaux de la liberté de travail. Je me borneàajouter qu’elle ne doit pas sa puissance seulement à chacunde ces moyens en particulier, mais encore à l’action de tousces moyens pris ensemble, à leurs progrès commun, et audéveloppement collectif de toutes les forces sociales.

Quel avantage n’est-ce pas pour la plupart de nos mines,par exemple, de se trouver au milieu de peuples riches etcultivés! et combien peu de chances n’auraient-elles pas

(‘) William Howitl’s visits lo rcmarkable places ; F. la Rev. bril.,t. VItt, p. 8 et suiv. de ta 5 e série.