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Tome second.
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DES INDUSTRIES EXTRACTIVES.

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eues, sans cette circonstance, d’être exploitées avec une cer-taine vigueur! C’est une vérité qu’avait aperçue l’esprit pé-nétrant et élevé de M. de Beaumont : Nous pouvons, ob-verve-t-il dans son Coup d’œil sur les mines , aller cherchera plusieurs milliers de lieues les diamants, les pierres pré-cieuses, l’or, le platine, l’argent, et même l’étain et le cuivre;mais c’est presque uniquement dans quelques points des par-ties les plus civilisées de l’Europe qu’on exploite les subs-tances d’une valeur intrinsèque peu considérable; et si lesmines qui recèlent ces substances ont plus contribué quecelles qui produisent l’or et les pierreries au développe-ment de l’industrie et de la richesse européennes, on peutdire que l’industrie et la richesse européennes, à leur tour,ont singulièrement favorisé leur développement, et qu’ellesdoivent surtout leurs progrès a l’avantage de se trouver dis-tribuées avec une sorte de symétrie autour de la mer qui re-çoit les eaux de la Seine, de la Tamise et du Rhin, de la merqui est devenue, depuis deux cents ans, le centre du com-merce de l’Europe (').

Plus s’accélérera et se régularisera le mouvement de cetimmense foyer d’industrie, et plus il demandera d’alimentsnouveaux aux mines, vulgaires en apparence et toutes-puis-santes en réalité, qu’il renferme dans son sein. Voyez à quelpoint s’accroît leur activité, à mesure qu’augmentent nosforces intellectuelles, morales, matérielles, et que se déve-loppe, sous toutes ses formes, le capital social ! Notre indus-trie minérale, en 1852, ne produisait pas plus de 2 millions232,000 quintaux métriques de fonte, et deux ans plus tard,en 1834, cette production s’élevait à 2 millions 690,000, et,sept ans plus trad, en 1839, elle s’élevait à 3 millions 301,000.

(') Coup d’œil sur les mines , p. 159 et 140.