190 LIV. VIII, Cil. II. DE LA LIB. DES IND. EXTRACTIVES.
Nous ne tirions pas de nos houillères, en 1815, 9 millionsde quintaux métriques de houille, et en 1820 cette quan-tité s’élevait à près de 1 1 millions, et en 1825 à près de 15,et en 1830 à plus de 18, et en 1835 à plus de 25, et en 1839à près de 50 ('). Encore, que sont ces accroissements encomparaison de ceux que prenaient en même temps, dans unpays voisin et plus avancé que le nôtre, les mêmes branchesde l’industrie minérale! De 1823 à 1810, en dix-sept ans, laproduction du fer s’est élevée en Angleterre de 4 millionset demi à 14 millions de quintaux métriques ( '), et celle dela houille, en cinq ans, de 1835 à 1840, s’est élevée de 192h 560 millions de quintaux ( 3 ). Il serait aisé de multiplierles rappochements de ce genre. On en trouverait peu d’aussifrappants; mais on n’en trouverait pas, on n’en trouveraitqu’un bien petit nombre qui contredissent mon observation.Les faits tendent uniformément à démontreretilsdémontrentavec éclat que les forces de l’industrie minérale s’accrois-sent par le progrès de toutes les autres.
(') F. les Comptes rendus de Vadministration des mines de 1855à 1840.
(*) F.,pour lepremiertcrmedecomparaison,un document empruntéàM. Mac Culloch, par C. G. Simon. Observ. recueillies en Angleterre ,t. II, p. 510, et pour le second terme, ce que j’ai dit plus haut, p. 125.
C) F. plus haut, même page.