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Tome second.
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de l’industrie voituuière.

approcher la marchandise de l’acheteur qui en a besoin :l’armateur avait commencé l’opération; d’autres agents del’industrie voiturière l’ont continuée jusqu’au détaillant; ce-lui-ci la termine.

On voit combien les fonctions du voiturage, considéréesen elles-mêmes et dans leur nature, sont uniformes et peucompliquées. Mais, de ce qu’il est de toutes les industries celledont l’objet est le plus simple, il ne faudrait pas conclurequ’elle est celle dont le rôle est le moins important.

Sans l’intervention du voiturage, nul travail ne serait pos-sible; car nul travailleur ne possède naturellement sous samain toutes les choses dont il a besoin .pour agir. Il est indis-pensable que cette industrie commence par réunir autour delui, des points les plus divers et quelquefois les plus éloignés,tout ce qu’il lui faut, pour exécuter ses travaux, de maté-riaux, de machines, de denrées, de monnaies. Il est indis-pensable aussi que cette industrie renouvelle ses provisionsà mesure qu’il les consomme. La nécessité du voiturage estune conséquence forcée de l’éloignement où les choses sontles unes des autres, et de l’obligation où se trouvent toutesles professions à poste fixe de réunir sur un seul point, pourpouvoir travailler, des choses disséminées ordinairementdans une multitude de lieux divers. C’est ainsi, par exemple,que Paris, pour ses lubriques de verre et de cristal, est obligéde faire venir de la potasse de la Russie, de l’Allemagne etde l’Amérique, de la soude de Marseille, du sable de Fontai-nebleau, de la glaise de Forges, etc.; que, pour ses fabriquesde bierre, il tire de l’orge de Champagne, du houblon desPays-Bas et de l’Angleterre ; que, pour ses fabriques d’encre,l’industrie voiturière lui amène du sulfate de fer de Picardie,des noix de Galles du Levant, de la gomme du Sénégal; et,

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