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Tome second.
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de l’industrie voiturièke.

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Robertson attribue en partie la renaissance des lettreset de la civilisation en Europe au puissant moyen d’instruc-tion que les croisades offrirent à ses habitants en les dépla-çant, en leur faisant traverser des contrées mieux cultivées,plus civilisées que les leurs. « Il était impossible, observe-t-il,que les croisés parcourussent tant de pays, qu’ils vissent deslois et des coutumes si diverses sans acquérir de l’instruction;et des connaissances nouvelles. Leurs vues s’étendirent; leurspréjugés s’affaiblirent; de nouvelles idées germèrent dansleurs têtes; ils virent, en milleoccasions,combien leursmœursétaient grossières, en comparaison de celles des Orientauxpolicés, et ces impressions étaient trop fortes pour s’effacerde leur mémoire lorsqu’ils étaient de retour dans leur paysnatal.... C’est à ces bizarres expéditions, l’effet de la supers-tition et de la folie, que nous devons les premiers rayons delumière qui commencèrent k dissiper les ombres de l’igno-rance et de la barbarie ( *). »

« Le voyager me semble un exercice proufitable, dit Mon-taigne. L’âme y aunecontinüelle exercitation k remarquer deschoses incogneues et nouvelles, et je ne sache point, commej’ay dictsouvent, meilleure eschole a façonner la vieque de luiproposer incessamment la diversité de tant d’aultres vies,fantaisies et usences, et de luy faire gouster une si perpé-tuelle variété des formes ne nostre nature... On dict bien vrai,ajoute-t-il plus loin,parlant encore des voyages, qu’un honnête

dustrie manufacturière ou l’industrie minérale ont procuré la connais-sance des mœurs de tous les peuples? Il est évident que Montesquieu,par la manière dont il emploie ici le mot commerce , tombe dans l’er-reur commune qui fait une industrie particulière d’une fonction quiest commune à toutes les industries. Au lieu de dire : le commerce aprocuré la connaissance des mœurs des peuples, il fallait dire : lesvoyages , le voiturage ont procuré, etc.

(') Inlr. à l’hist. de Charles Quint,