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Joignez à ces considérations que le propre de Tari quinous occupe n’est pas seulement de hâter l’expérience et l’é-ducation individuelle de chaque nation, mais de contribuer àl’union de toutes et de dévenir un agent extrêmement puis-sant de civilisation générale, à mesure surtout que se per-fectionnent ses instruments, et qu’il mêle, qu’il brasse lespopulations avec plus d’activité, qu’il les fait entrer plus pro-fondément les unes dans les autres. 11 ôte peu à peu touteacception fâcheuse au mot étranger ; il fait que les nationscessent d’être étrangères les unes aux autres; il efface, àmesure qu’il multiplie leurs rapports, ce qu’il pouvait existerentr’élles de défiance et d’hostilité ; il émousse les aspéritéset les traits de dissemblance qui les tenaient séparées lesunes des autres; il leur donne des goûts, des besoins, desusages, des sentiments, dés intérêts communs : il est l’in-strument de sociabilité et d’unité le plus énergique qui sepuisse dire.
J’aurais fort à faire si je voulais décrire avec quelque éten-due les effets de l’industrie voiturière, et indiquer de com-bien de manières elle peut augmenter la valeur et favoriserles progrès des hommes et des choses par les déplacementsqu’elle leur fait subir, par les rapprochements qu’elle opère,par les relations qu’elle établit. J’espère que le peu que j’aidit suffira pour faire comprendre l’importance de son rôle.Assez éclairés maintenant sur sa nature et son influence,hâtons-nous d’arriver à ses moyens, et voyons comment s’ap-pliquent ici les principes généraux développés dans le pré-cédent livre. Examinons rapidement ce qu’elle peut puiserde force dans les facultés des hommes et dans la dispositiondes choses : dans le talent des affaires, dans les connaissancesrelatives à l’art, dans les habitudes morales et sociales, d’uncôté ; et, d’une autre part, dans l’état des lieux où elle tra-