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Tome second.
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LIVRE vni, CU. III. DE LA LIBERTÉ

vaille, et dan» la possession de tous les objets matériels né-cessaires à son action.

Il semble que je devrais avoir pçu de chose à dire ici pourfoire sentir l’importance du génie des affaires. L’industrievoiturière, en effet, celle qu’on appelle si improprement lecommerce , est celle de toutes où l’on paraîtrait comprendrele mieux la nécessité de ce moyen. Cela va si loin que, dansla pratique, la fonction qu’elle remplit est presque synonymed’affaires; qu’entreprendre d’approvisionner un marché decertaines marchandises, faire l’office de pourvoyeur et fairedes affaires sont presque une seule et même chose; qu’ondit d’un commissionnaire, d’un armateur, d’un voiturier qu’ilest dans les affaires, tandis qu’on le dit à peine d’un manu-facturier, qu’on le dit moins encore d’un agriculteur, et qu’onne le dit pas du tout de beaucoup d’autres classes d’indus-trieux, qui toutes pourtant font aussi des affaires; qu’enfinl’on confond habituellement les spéculations du voitureuravec le voiturage même, quoique le talent de spéculer ne soitqu’un des moyens généraux sur lesquels se fonde la puis-sance de toute industrie, et que ce moyen ne soit pas plusnécessaire à l’art qui se charge de porter, de voiturer, de dis-tribuer les choses qu’à ceux qui entreprennent de les trans-former. — Malgré tçut cela cependant, il s’en faut que le ta-lent des affaires préside toujours aups entreprises de l’indus-trie voiturière. Quelques exemples vont faire comprendre àla fois combien ici ce moyen serait nécessaire, et combiensouvent H est négligé.

J’ai dit que le premier besoin de toute industrie, avantd’entreprendre de produire, était d’étudier la nature et l’é-tendue des besoins éprouvés, et de prendre en mûre consi-dération l'état de la demande. Partant, le voiturage, qui pro-