de l’industrie vùiturière.
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l’ordre de vendre à des prix inférieurs à ceux des marchésd’Europe ; et après plusieurs années d’attente, l’engorge-ment commençait à peine à diminuer (' ).
Je pourrais citer beaucoup d’autres exemples des faussesspéculations auxquelles s’était livré, vers le même temps,l’industrie voiturière en Angleterre. Un des plus fameux futcelui des énormes envois de fonds que les capitalistes de cepays firent aux nouveaux Étals de l’Amérique du sud. Jamais,observe l’écrivain que je citais tout à l’heure, l’avidité d.esspéculateurs de la Grande-Bretagne ne les avait plus com-plètement fourvoyés. Prenant les nouveaux États reconnuspour autant d’Eldorado, et ne doutant pas que des capitauxconfiés aux gouvernements de semblables pays ne dussentrapidement s’accroître, ils leur avaient envoyé successivementjusqu’à la somme de 51 millions 570 mille liv. sterl., au-delàde 789 millions de francs. Mais les guinées anglaises, au lieude croître et de multiplier en Amérique, s’y étaient pour ainsidire fondues; les valeurs envoyées s’étaient bientôt trouvéesréduites de plus de soixante pour cent; les titres des créan-ciers du Pérou, par exemple, étaient descendus de 85 à22 1/2 ; et il y avait eu un moment, tant on s’était formé unejuste idée des ressources de ce pays et des emprunts que rai-sonnablement il pouvait faire, il y avait eu, dis-je, un momentoù les marchands d’argent qui avaient envoyés les 789 mil-lions en Amérique en perdaient au-delà de 480 ( 2 ).
Une autre entreprise de l’industrie voiturière en Angle-terre, digne de figurer à côté de celles que je viens de décrire,est celle qu’elle fit sur les cotons en 1825. L’idée s’était ré-pandue que la dernière récolte des cotons serait insuffisante (*)
(*) F. ta Revue bril. de juin 1829, t. XXIV, p. 580.
( s ) Revue brü t. Vil, p. 197 et swiv. de la prem. série.