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Tome second.
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DE L’iNDUSTRIE VOITURIÈRE.

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bévues l’industrie voiturière est encore capable, et l’on sentcombien j’ai raison de présenter le talent de spéculer commeune des facultés dont cette industrie peut le moins se passer.Reconnaissons donc bien que la chose la plus nécessaire à unentrepreneur de voiturage, c’est de connaître les besoinsauxquels il entreprend de pourvoir : tout ce que j’ai dit deeette première partie du talent des affaires trouve ici sa pleineet entière application.

J’ajoute qu’après s’être soigneusement informé des be-soins, il doit examiner avec la même attention si ces besoins11e sont pas déjà satisfaits, et s’il dépend de lui de les mieuxsatisfaire. La chose qu’il voudrait porter dans un pays est dunombre de celles qui s’y vendent; mais celte chose n’y est-elle pas déjà produite par l’industrie locale ou par des voi-tureurs moins éloignés, plus diligents ou plus habiles que lui?si déjà d’autres industriels l’y créent ou l’y transportent, àcombien y revient-elle? à quel prix est-il en état de l’y faireparvenir? quels seront ses frais d’achat, d’emballage, dedouanes, d’assurances, de roulage, de nolis, de commission?a-t-il quelque moyen de mieux faire que les autres, et de serendre utile, avec fruit pour lui-même, au pays qu’il entre-prend d’approvisionner? Voilà des questions qu’il lui fautindispensablement résoudre, et plus la concurrence seragrande, plus il aura besoin de mettre de l’exactitude et de larigueur dans ses solutions. Il est donc nécessaire qu’il soitaussi capable d’apprécier l’état de l’offre que l’étal de la de-mande, et cette seconde faculté de l’homme d’affaires estégalement de celles dont il ne peut se passer.

Telle est la nature des entreprises de voiturage, qu’il sembleque la gestion de ces sortes d’affaires ne doit pas requérir au-tant de talents administratifs que celle de beaucoup d’autres,