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Tome second.
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200 LIVRE VIII, CH. III. DE LA LIBERTÉ

et par exemple, que la conduite d’une grande fabrique, d’uneferme considérable, d’un vaste établissement d’instruc-tion, etc. Cela tient à ce que le directeur d’une telle entre-prise n’a sous ses ordres immédiats qu’une très petite partiedes agents qui concourent a l’exécution, tandis que la plupartdes autres entrepreneurs sont obligés de réunir tous leursagents autour d’eux, et de présider à l’opération tout entière.Qui sont les agents d’un entrepreneur de transports? Ce sont,indépendamment du petit nombre de commis et d’hommesde peine qu’il a près de lui, les commissionnaires de roulageet les armateurs qu’il charge du transport de ses marchan-dises;.ce sont les rouliers qui dirigent les voitures; ce sontles capitaines qui conduisent les bâtiments et les matelots(jui exécutent la manœuvre ; ce sont les négociants â la con-signation de qui les marchandises sont envoyées. Est-ce quetous ces agents de la production voiturière sont sous ses or-dres? Non : la seule besogne qu’il dirige véritablement estcelle qui se fait près de lui, et l’on peut en dire autant decelle que font le commissionnaire de roulage, l’armateur, lecapitaine de navire : chacun de ces agents a sa gestion sépa-rée, et la tâche de chacun est sûrement plus simple que celle,par exemple, d’un fabricant, qui peut avoir autour de luiplusieurs centaines, quelquefois plusieurs milliers d’ouvriersà conduire et un matériel considérable à entretenir ou à re-nouveler. Cependant, malgré ces différences,, qui peuventrendre en effet la conduite d’une fabrique, d’une mine oud’une vaste exploitation rurale plus difficile que celle d’unemaison de roulage, de commission, d’entrepôt, ou bien quecelle d’un navire, d’un bateau, d’une voiture, il n’est pas dou-teux, que, dans la plus simple de ces entreprises, il n’y ait deshommes à conduire, des travaux à surveiller, des dépenses