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Tome second.
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DE L’INDUSTRIE VOITURIÈRE.

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de théorie, des talents d’application et de main-d’œuvre.

Il fut un temps où l’on n’était capable ni de se diriger, nide créer des voies, ni de construire des voitures. Toutes lescommunications étaient difficiles et bornées. Sur mer, on nepouvait perdre de vue les côtes sans courir le risque de s’é-garer. C’était, dans les âges qu’on a qualifiés d’héroïques, unegrande et périlleuse entreprise que de passer des côtes del’Asie mineure a celles d’Italie, ou seulement aux îlesIoniennes; et de tels voyages parurent longtemps assez ex-traordinaires pour que de grands poètes en aient fait, plustard, le sujet de leurs épopées. Sur terre, â une époque infi-niment plus rapprochée de nous, il n’était pas rare qu’onignorât l’existence de lieux considérables dont on n’était quepeu éloigné. Paris et ses environs, vers la fin du dixièmesiècle, étaient une région étrangère et inconnue pour lesmoines de Clugny en Bourgogne, qui n’en étaient pas à centlieues, et l’abbé de ce couvent refusait au comte Bouchard,qui avait fondé un monastère a Saint-Maur-des-Fossés, d’yenvoyer des religieux, a cause, disait-il, des dangers et desfatigues que ne pourrait manquer d’entraîner un si grand etsi pénible voyage. Deux siècles plus tard, les moines de Fer-rières et de Saint-Martin de Tournay, séparés par un espacebeaucoup moindre, ignoraient réciproquement l’existencedes villes qu’ils habitaient, et ayant eu besoin de se mettre encommunication, ils furent longtemps à la recherche les unsdes autres, et ne parvinrent que par hasard à se trouver. Onétait encore plus ignorant sur la situation des lieux éloignés.Il existe une carte du moyen-âge où Jérusalem se trouve aubeau milieu de la terre, et Alexandrie aussi près de la villesainte que Nazareth (' ).

(') F. l 'Introduction à l’histoire de Charles-Quint, vol. des notes,note xxix.

il.

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