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Tome second.
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DE L INDUSTRIE V01TUR1ERE.

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des diverses contrées et de leurs villes principales; on a ap-pris à se mieux diriger d’un point à un autre ; on s’est appli-qué à multiplier et à perfectionner les voies destinées à mettretous les points un peu importants en communication; on s’estégalement évertué à chercher les instruments les plus propresà parcourir ces voies, à faire parvenir un objet d’un point àun autre; et,dans le cours des trois ou quatre derniers siècles,l’art des transports a suivi le mouvement de tous les autreset s’est perfectionné comme eux, plus rapidement peut-êtrequ’aucun d’eux.

J’observe seulement que, dans cet art comme dans tous,les premiers et les principaux progrès se sont faits d’une ma-nière empirique; c’est-à-dire qu’on a avancé en tâtonnant, enexpérimentant, en se conduisant, non par des vues générales,mais par des observations particulières propres à chaque cas;non par les principes arrêtés de la science, mais par ces rai-sons mal démêlées, par ces inspirations de l’instinct qui sontles guides habituels de l’homme encore inculte. C’est ainsique, longtemps, pour se diriger, on a vaguement consulté levent, le soleil, les étoiles, plus qu’on n’a mesuré géométri-quement la grandeur de l’angle que faisait avec le méridienla ligne parcourue. C’est ainsi que, pour construire des roules,des chariots, des navires, on a moins pris conseil de la phy-sique et des mathématiques que des indications que fournis-sait l’expérience en présence des difficultés qu’on avait àsurmonter. On a cherché empiriquement quelle était la formela plus propre à rendre une route solide et viable, quelle étaitla coupe qui rendait un navire plus stable et meilleur mar-cheur, comment une voiture voulait être placée sur ses rouespour se mouvoir avec aisance, de quelle manière les roueselles-mêmes devaient être formées, etc.; et j’ajoute qu’on aexercé l’art comme on l’avait trouvé, e’esf-à-dire qu’on s’est