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Tome second.
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DE l/liNMJSTRlË V01TUIUÈRE.

cates sur ce qui fait l’objet perpétuel de ses observations, etl’on pourrait même dire de ses sensations, en tenant comptede l’espèce de rapport magnétique qui existe entre le chevalet l’homme habitué a le conduire ('). »

Ainsi, pour la construction et la direction des vaisseaux,pour la construction des canaux et des routes, pour celle desvoilures et des bateaux , la connaissance pratique du métierest, il n’en faut pas douter, la première chose nécessaire.

Toutefois on ne saurait douter non plus que la pratique nepuisse recevoir ici les plus puissants secours de la théorie.D’une part, les sciences peuvent répandre sur la constructiondes voies et des machines propres au transport, autant delumières que sur aucune autre sorte de constructions ; etd’un autre côté, elles ont réduit l’art de se diriger, hors detoute voie tracée, à des principes simples et infaillibles : lessciences ont permis de déterminer avec une précision mathé-matique la forme de la planète que nous habitons, et la posi-tion respective de tous les points connus de sa surface; parelles on a pu lier les lieux les |)lus éloignés par les routes lesplus directes; par elles le navigateur, au milieu des mers,peut toujours dire le chemin qu’il suit, le point de l’Océaiioù il se trouve, et aller toucher, sans se méprendre, un butqu’il ne connaît pas et dont il est séparé par plusieurs mil-liers de lieues; grâce a leur secours en lin, il n’est plus unlieu dont on ne puisse déterminer la position véritable, etl’Océan, qui était comme une barrière impénétrable entre lesdivers continents, est maintenant le lien qui les unit tous.

S’il y a des connaissances scientifiques, et il y en a beau-

(') F., dans la Revue encycl. d’octobre 1S‘27, p. 56 et suiv., un articlede M. lîaude sur la construction des routes, rempli d’excellentes ré-flexions.