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Tome second.
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244 LIVRE VIU, CII. III. DE LA LIBERTÉ

coup, qui peuvent seconder l’action du voiturage, il va sansdire que les talents d’application et d’exécution doivent trou-ver ici matière à s’exercer. À quoi serviraient, en effet, cesconnaissances sans le talent de les appliquer, et commentseraient possibles les applications sans l’art de la mise enœuvre ?

Je dois seulement observer qu’ici comme partout, le vraimoyen de rendre les applications faciles et nombreuses, ceserait de rattacher le plus possible a la pratique l’étude de lathéorie, et de donner la science an praticien, plutôt que deformer des savants pour la pratique; de rapprocher, parexemple, l’instruction scientifique des marins et des con-structeurs de vaisseaux, plutôt que de destiner des savants àla marine ou aux constructions nautiques. 11 n’y a nulle com-paraison , en effet, entre le parti que peuvent tirer de lascience les gens qui ont commencé par se rompre aux pro-cédés de l’art et celui qu’en peuvent tirer les hommes quih’ont pensé à l’art qu’après avoir terminé leur éducationscientifique, et usé plus du quart de leur vie dans des travauxpurement spéculatifs.

Je dois avoir grand soin de dire aussi que, dans cette in-dustrie comme dans toutes, le talent des applications ne ren-ferme pas seulement une question d’ar<, mais encore unequestion d 'affaires, et que, pour être un homme d’applica-tion habile, il ne suffit pas d’être en état comme savant^comme artiste, comme ouvrier, d’ajuster tant bien que malà sa pratique telle ou telle amélioration que recommande lathéorie; mais qu’il faut surtout savoir juger si celle amélio-ration, scientifiquement bonne, serait commercialement pro-fitable, et si elle s’adapte convenablement h la situation oùf’on est placé. Celte question d’utilité et d’opportunité estune question à se faire non-seulement dans toute entreprise