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Tome second.
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DE L’INDUSTRIE VOITUIÏIÈRE.

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qui aient été faites sous la restauration, et des plus caracté-ristiques. En mettant la considération que donne le travailau-dessus de celle que donnent les titres, M. Ternaux ex-primait la pensée dominante de son temps et de son pays.Peu de personnes aujourd’hui parmi nous s’aviseraient dedemander si un Montmorency peut faire le commerce ; oubien, comme Chamfort; presque tout le monde répondrait :pourquoi pas, s’il a les qualités requises? si, sans abdiquerles sentiments élevés et délicats que supposent son rang etsa race, et qui, à la rigueur, ne seraient de trop dans aucuneindustrie, il possède d’ailleurs les connaissances variées etles habitudes d’ordre, d’activité, de prudence, que réclamel’exercice de la profession? On aurait beau multiplier leslettres de noblesse et celles de relief, on ne parviendraitqu’avec peine à fausser le sentiment public sur les sourcesde la considération et les vrais titres à l’estime. Il y a bientoujours par-ci par-la quelques roturiers qui dérogent, maisil y a peut-être plus encore de gens titrés qui s’ennoblissent :pour un industrieux qui se fait baron, vingt barons se fonthommes d’industrie : on pourrait citer nombre d’anciensgrands seigneurs qui, non contents de participera l’exercicedes pouvoirs publics et aux travaux du gouvernement et del’administration (lesquels pourtant sont des arts aussi), sontintéressés dans une multitude d’entreprises industrielles. Lavraie honte aujourd’hui, serait de n’être bon à rien; mais per-sonne ne rougit de faire quelque chose d’utile. Tout lemonde, au contraire, honore le travail, et, pour en revenirà l’objet spécial qui nous occupe en ce moment, cette estimedans laquelle chacun tient toute profession naturellementbonne et estimable est sûrement l’une des vertus privées lesplus favorables a l’art des transports comme à tout autre.

Ces remarques sur la force que l’industrie voilurière puise