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1)E l’iNDÜSTKIE VOITURIÈIIE.
prise sur ces voies, si l’on ne savait se défendre en mêmetemps du désir d’accaparer les moyens de transport, ou lesmarchandises à transporter, ou les pays a pourvoir de cesmarchandises. A quoi servirait, en effet, que les routes fus-sent libres, si quelques hommes voulaient s’emparer de tousles moyens de les parcourir; ou même qu’ils laissassent librel’usage de ces moyens, s’ils voulaient s’emparer de tous lestransports à y faire ; ou enfin qu’ils permissent d’y exécuterdes transports, si, se partageant entre eux le monde, ils pré-tendaient s’arroger le droit exclusif d’en approvisionner cha-cun une partie.
La ferme générale des messageries avait seule, avantM. Turgot, le pouvoir d’établir des coches de terre et d’eausur la plupart des grandes roules et des rivières navigables :dès lors, à quoi eût servi, pour pouvoir former de telles entre-prises, que ces voies fussent excellentes, et que rien, maté-riellement, n’empêchât d’y aller et venir.
La même compagnie prétendait avoir le droit exclusif detransporter les voyageurs, ballots, marchandises, paquets,matières d’or et d’argent, etc. A côté d’une telle prétention,qu’eût importé, pour pouvoir effectuer ces transports, queles routes fussent parfaitement praticables, et que chacun ypût établir des voitures ?
D’autres associations ont joui seules, pendant longtemps,de la faculté d’approvisionner des marchandises qu’elles con-sentaient à recevoir, l’Inde, la Chine et d’autres contréeséloignées : en présence d’un semblable privilège, à quoi eûtservi, pour pouvoir voilurer ces marchandises dans ces con-trées, que les mers fussent ouvertes à tout le monde, quechacun y pût lancer des navires, et que sur ces navires onpût transporter toute sorte d’objets?
Le voiturage, pour être libre, demande donc (pie l’on
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