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Tome second.
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LIVRE VIII, CH. III. DE LA LIBERTÉ

propos enfin qu’elle exerce sur les voilureurs la même sur-veillance que sur les voies et les voitures, il est assurémenttrès contestable qu’elle puisse légitimement et utilement dé-terminer ce qu’il leur sera permis t Yimporter ou d 'exporter,et l’on ne saurait douter que son intervention à ce sujet n’aitcausé dans la production un immense trouble. — Je vaisentrer dans quelques développements sur ces trois pointsprincipaux. Je prie le lecteur de considérer avec attention cequ’y peuvent produire d’effets fâcheux l’intervention abusivede la communauté, et l’injustice naturelle des procédés parlesquels elle les gouverne.

Et d’abord qu’il me soit permis de faire remarquer ce queprésente d’inconvénients, relativement à l’industrie voitu-rière, le droit exclusif que s’est attribuée parmi nous la com-munauté de créer les diverses sortes de voies sur lesquellescette industrie pourra exécuter ses transports.

Je ne parle pas de celles qu’il peut y avoir lieu d’ouvrirdans un intérêt politique. 11 va sans dire qu’à l’Étal seul ilappartient de créer celles-ci; que lui seul est bon juge dupoint où elles pourront s’ouvrir d’une manière convenable,ainsi que de la forme qu’il sera bon de leur donner, et qu’a-lors même que l’industrie voiturière a peu de services à enattendre, il est possible quelles soient entreprises très sensé-ment; qu’il peut y avoir, à tel moment donné, un tel intérêtà les posséder, que la considération de cet intérêt suffise,mêiïie au point de vue économique, pour en justifier le clas-sement et la construction.

Mais ce que je dis des voies à créer dans un intérêt poli-tique, et ce que je pourrais ajouter de celles à créer dans un

ordonnances que je viens de citer. C’est une de leurs dispositions lesplus considérables.