de l’industrie yoiturière.
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intérêt administratif municipal ou départemental, ne s’ap-plique pas aux voies que réclame en général le service destransports, et dont la destination est purement économique.Il est beaucoup moins convenable, je crois, que l’autorité aitl’initiative du classement de celles-ci. Elle est portée par saposition à y procéder d’une manière beaucoup trop systéma-tique; elle ne lient pas suffisamment compte de l’intérêtcommercial ; elle se détermine trop par des vues d’ensemble,par des considérations générales, par le désir de satisfaireau besoin d’une sorte de symétrie. Il ne faut, pour s’en con-vaincre, que regarder comment elle a procédé au classementde nos diverses sortes de voies. Par le décret du 16 no-vembre 1811, elle a classé d’un coup, sur le territoire actuelde la France, au-delà de six mille lieues de routes royales;par des lois de 1821, elle a décrété simultanément l’ouver-ture ou l’achèvement de six cents lieues de canaux; par unprojet de loi de 1838, elle proposait d’emblée la construc-tion de onze cents lieues de chemins de fer. Et si du centredu royaume nous descendons aux chefs-lieux de départe-ment, nous verrons qu’elle n’a pas procédé d’autre sorte :elle a classé en cinq ans, d’après des plans généraux et pourainsi dire conçus d’avance, plus de trois mille lieues deroutes départementales, qui sont des routes royales de qua-trième classe, et près de treize mille lieues de chemins vi-cinaux de grande communication,qui forment une cinquièmeespèce de grandes roules (*). Il suffit, je pense, d’énoncer detels faits pour démontrer que l’autorité dans ses classementsprocède d’une façon trop théorique : il est clair que quand
(’) Le chiffre exact des chemins de cet ordre classés depuis 1836était, au 31 décembre 1841, de 31,607 kilomètres formant 12,t)03lieues.(.Rapport du ministre de l'intérieur au roi , 18 février 1845s).