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Tome second.
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DE L’iNDUSTRIE V0ITUR1ÈRE.

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inconvénieut est a peu près impossible à éviter. On a beau sedire qu’il faudrait savoir résister à des demandes mal fon-dées, à des dépenses peu fructueuses, et que des travauxpublics dispendieux ne doivent pas être entrepris indiffé-remment partout : quand ces travaux sont opérés avec lesressources communes, quand toutes les parties du territoiresont obligées de concourir à l’exécution, il n’est pas possibled’empêcher que toutes veuillent avoir leur part des avantagesqu’ils procurent, et l’expérience, du reste, montre assez qu’onle tenterait vainement : le temps est venu chez nous où l’onne peut plus rien obtenir pour une région, sans accorder descompensations aux autres, faire voter un canal au nord sansproposer d’en ouvrir un au sud, obtenir un chemin pour telcanton sans qu’on accorde 'a tous les autres un chemin pa-reil : on devient là-dessus intraitable. Ce rigoureux espritd’équité se manifeste à la fois dans les Chambres et dans lesConseils généraux; et c’est au désir, très naturel il faut lereconnaître, d’avoir sa juste part des travaux entrepris avecles deniers de tout le monde, qu’il faut attribuer, en grandepartie, les classements innombrables, et sur tant de pointsprématurés, dont j’ai offert le tableau (’).

Encore arrive-t-il, malgré la multiplicité de ces classe-ments, que l’utilité publique est sacrifiée sans que la justicesoit vraiment satisfaite ; car on ne saurait multiplier assez lesbonnes voies pour les mettre également à la portée de tousceux qui participent a la dépense, et il est impossible, quoi

C) L’esprit de justice distributive dont il s’agit ici est poussé à telpoint, qu’il a été posé en principe, dans certains conseils généraux, queles fonds votés pour la création de routes nouvelles seraient partagésentre les arrondissements au centime le franc des contributions payéespar chacun d’eux. Quand les choses en sont venues là , on voit quelleplace il reste à la considération de l’utilité des routes.