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Tome second.
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242 LIVRE VIII, CH. III. DE LA LIBERTÉ

naux, sur les fleuves, sur un certain nombre de rampes, etsur un très grand nombre de ponts, pourquoi serait-elle im-possible à observer, d’abord sur certaines routes, qui seraientdonnées à l’entretien moyennant péage, et puis sur un plusgrand nombre ? Pourquoi trouverait-on impraticable dans uncas ce qui paraît simple et naturel dans une multitude decas analogues?

Une considération spéciale recommande le système desvoies de communication construites par l’industrie particu-lière et soumises à la règle de péage : c’est que c’est seule-ment dans ce système qu’elles peuvent être complètementbien entretenues, parce que c’est seulement dans ce systèmeque cet entretien devient obligatoire et peut donner lieu hdes réclamations fondées. Comment se plaindre du mauvaisétat des routes quand elles sont construites et entretenuesavec les ressources de tout le monde, et que chacun en jouitpour ainsi dire gratuitement? Et d’ailleurs de qui se plain-drait-on et à qui?

Prenons garde même que ce n’est que dans ce systèmeque leur entretien est longtemps possible, au moins quandelles répondent à un besoin réel, et qu’elles sont très par-courues et très fatiguées. Voyez avec quelle peine on suflitdéjà à celte dépense, bien qu’en général elles ne soient en-core que très médiocrement fréquentées, et demandez-vousce qui adviendra lorsque la circulation y sera très active etréclamera un entretien dispendieux. Déjà un nombre de dé-partements assez grand, et qui tend à s’accroître, est obligéde recourir à des contributions extraordinaires pour l’entre-tien très ordinaire d’un ensemble de routes à peine achevéeset très faiblement parcourues. Que sera-ce quand le roulagey sera devenu très actif, et qu’il faudra suffire à la dépense