de l’industrie voiturière. ‘251
dise de tirer des marchés étrangers mieux pourvus que lemarché national, les divers objets qu’elle consomme ; et toutesréclameront, hors en ce qui concerne, bien entendu, les pro-duits de leur fabrique, la liberté des relations avec le dehors.Il pourra sans doute arriver que, pour mieux assurer leurpropre privilège, quelques-unes consentent à faire cause com-mune avec d’antres, et qu’ainsi coalisées elles travaillent en-semble a assurer la durée de leur position. Mais comme, dansces pactes immoraux, il y aura ordinairement un bon nombrede dupes; comme toutes les industries liguées n’auront pasau même degré besoin de faveur, et comme aucune ne pourraconcourir à assurer à ses complices le monopole du marchénational qu’en travaillant à se faire fermer à elle-même lesmarchés étrangers, il arrivera heureusement que ces coali-tions, toujours fort incomplètes, seront en outre médiocre-ment solides, et qu’à la première occasion un bon nombred’industries, revenant à leurs tendances individuelles, se met-tront en hostilité contre celles qui, par l’excès de leurs exi-gences, contribueraient le plus à leur faire fermer le marchédes autres nations. C’est ce qu’on a vu dans une occasion ré-cente, où un certain nombre d’industries, qui combattaientviolemment l’union commerciale avec la Belgique, au nomet dans l’intérêt prétendus du travail national , ont été dé-menties, accusées, apostrophées par beaucoup d’autres qui,au nom du même intérêt, réclamaient cette union avec nonmoins d’ardeur que les premières n’en mettaient à la repous-ser, et où des villes considérables et de nombreuses popula-tions ont formé sur-le-champ des camps séparés et élevé desdrapeaux contraires (').
(*) Je ne cite qu’un exemple et on en pourrait citer des milliers.Pour se faire une idée des dissentions que le régime provoque entre