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Tome second.
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DE L'INDUSTRIE VOITURIÈRE.

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véritable, une servitude réelle, une subvention accordée sansservice reçu. L’hostilité est donc naturelle, et légitime et né-cessaire, entre elle et les industries indigènes qui la ran-çonnent ainsi, et il ne faut pas être surpris des plaintesanimées qu’en toute occasion ces sortes d’exactions lui in-spirent.

Le système enfin produitde peuple à peuple plus d’inimitiésencore que dans l’intérieur de chaque nation. Et en effet, s’ila la prétention de favoriser le travail national, il ne dissimulepas qu’il est hostile a l’industrie étrangère. Il fait revivre entreles nations, sur une plus vaste échelle, les anciennes rivalitésdes ordres et des corporations. 11 met aux prises les industriesde chaque pays avec les industries étrangères de même nature.Il intéresse les industries rivales à engager,de chaque côté, lepays tout entier dans leur querelle; et de chaque côté, en effet,ces industries ne négligent rien pour persuader au pays quetout ce qui vit au-delà des frontières a des intérêts opposés auxsiens. Né des sentiments haineux et jaloux qui ont longtempsdivisé les peuples, il a besoin, pour se maintenir, de faire con-sidérer la guerre comme leur état naturel.il perdrait son prin-cipal argument si la guerre cessaitd’être à craindre; c’est uni-quement, affirme-t-il, dans la prévision de la guerre, et pourqu’on ne soi t pas pris au dépourvu dans le cas où elle éclaterait,qu’il prohibe les marchandises étrangères, et qu’il vise à na-turaliser dans chaque pays les industries du monde entier. Illui importe donc que la guerre soit toujours considérée non-seulement comme possible, mais comme probable, et il entre-tient avec soin les préjugés les plus propres à la perpétuer;il la continue même, autant qu’il est en lui, en tenant lespeuples aussi isolés que possible, et en ne cessant de fomen-ter entre eux l’irritation et la jalousie; il est la dernièrecause qui les sépare, et la force qui, dans l’état présent du