DE L INDUSTRIE VOITURIERE.
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les talents de chercher et de trouver leur véritable place.
D’un autre côté, et c’est peut-être là le point capital, l’iso-lement qu’il produit diminue sensiblement l’activité, en li-mitant la concurrence. On objecte, il est vrai, qu’il laisse laconcurrence entière dans l’intérieur de chaque pays. Mais sicette concurrence intérieure, aulrefois si redoutée et si com-battue, est tenue maintenant pour favorable, comment arrive-t-il qu’elle ne le soit que dans l’intérieur du marché national,qu’elle cesse de l’être au-delà, et que l’utilité qu’on lui re-connaît s’arrête juste à la frontière?
11 y a à tenir grand compte, observe-t-on, de la diversitédes situations et de la nécessité de les rendre égales pour quela lutte demeure possible à l’industrie des pays les moinsavancés. Mais ce n’est là visiblement qu’un prétexte; car, parla nature même des choses, il existe entre les situations desdiversités infinies, non-seulement d’État à État, mais de pro-vince à province, de territoire à territoire, et, pour ainsi dire,d’entreprise à entreprise : toutes les mines, dans l’intérieurdu même pays, ne sont pas susceptibles d’être exploitées avecla même facilité; tous les laboureurs ne cultivent pas, à beau-coup près, un sol également fertile; toutes les usines ne sontpas également bien placées; toutes ne disposent pas de mo-teurs naturels gratuits ou de moteurs gratuits d’une égalepuissance; toutes n’ont pas à leur service des populationségalement intelligentes et bien dressées; là où les conditionssont le plus égales, une multitude de causes peuvent acci-dentellement les faire varier, une mode nouvelle, un procédénouveau, un perfectionnement quelconque; enfin cette di-versité et cette mobilité dans les situations sont des chosesnon-seulement naturelles et inévitables, mais, dans une cer-taine mesure, impossibles à effacer.
Si donc des industries rivales, pour pouvoir concourir et