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Tome second.
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DE L’INDUSTRIE V0ITU1UÈRE.

lures de l’Alsace ne le seraient pas à leur tour, même par laconcurrence des provinces anglaises les plus avancées?

Non-seulement les différences de situation ne sont pas or-dinairement, d’État à État, plus sensibles que de province àprovince, et n’auraient pas, par conséquent, plus besoin d’êtrerachetées par des tarifs; mais à peine même peut-on dire queles tarifs ont pour objet de rendre les situations plus égales;et cela est si vrai, qu’ils ne sont pas le moins du monde,malgré leur apparente précision, calculés sur le véritableétat du pays contre lequel on les dirige; qu’ils opposent engénéral la même force de répulsion à des industries placéesdans les conditions les plus diverses, et qu’ils se piquent, enFrance du moins, de les traiter toutes avec une inflexibleuniformité.

Il y a d’ailleurs une raison très forte de douter de cette né-cessité d’égaliser les situations par des douanes, dans cettecirconstance singulière que tous les pays, indistinctement,expriment le même besoin de protection , et que, dès qu’ils’agit de repousser par des tarifs la concurrence extérieure,les industries de tous les pays mettent toutes la même ar-deur h se déclarer les moins avancées, et manifestent desfrayeurs absolument pareilles, frayeurs qui doivent être né-cessairement mal fondées de quelque côté. On sent à mer-veille, en effet, que des propositions qui s’excluent ne peu-vent pas être également véritables, et qu’il n’est pas simul-tanément possible, par exemple, que les draps français aientsujet de craindre les draps belges, et les draps belges lesdraps français. Voilà pourtant ce qui arrive, c’est-à-dire que,de tous les cotés à la fois, s’élève ce cri : « Nous sommes lesplus faibles ! Nous sommes hors d’êtat de lutter contre la con-currence de l'étranger! » Querelle vraiment plaisante, lutteà rebours de toutes les luttes, dans lesquelles chacun s’ef-

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