Band 
Tome second.
Seite
259
JPEG-Download
 

259

de l’industrie yoiturière.

annuellement, malgré les prohibitions ou les taxes répulsivesqu’elle rencontre presque partout, pour plus de 800 millionsde francs, croyait avoir besoin de les défendre sur son propremarché par des droits de 50, 67, 75 pour 100 (' ) ; et d’unautre côté, les fabriques du continent et notamment cellesde la France ne voient pour elles de salut possible que dansla prohibition la plus absolue. La Belgique, en convenant deses progrès, déclare que, pour les indiennes, les produits an-glais et français lui font une concurrence qu’elle est tout àfait hors d’état de soutenir ; et la France, a son tour, en re-connaissant que cette industrie a souffert en Belgique depuisque ce pays s’est constitué en État séparé, affirme que lesmanufactures françaises ne pourraient, sans le plus granddanger, s’exposer à la concurrence belge( 2 ).— Les poteries,les verreries et maints autres articles donnent lieu aux mêmesmanifestations de peur simultanées. Les potiers anglais, quise croient en état de fabriquer toute sorte de poteries à meil-leur marché qu’aucune autre nation du monde, n’en deman-daient pas moins, parle tarif encore en vigueur en 1825, uneprotection de 75 pour 100 ( 3 ). Quantaux nôtres, des droitsprotecteurs ne sauraient leur suffire : il ne leur faut pas moinsqu’une prohibition absolue; ils sont, affirment-ils, en arrièrede 50 ans, et tandis qu’ils s’évertuent ainsi à se déprimereux-mêmes , ceux de la Belgique se déclarent encore infé-rieurs et exposent en les amplifiant les raisons de leur im-puissance ( 4 ). — Arrivons-nous aux cristaux? Un fabricant

0) Discours déjà cité de M. Huskisson.

( 2 ) Enquêle industrielle française de 1854, t. lit, p. 198, 256, 257,258. — Enquête belge de 1840; interrogatoire de MM. Gelson etDesler.

( ! ) M. Huskisson; dise, déjà cité.

(*) Enquête française de 1854, t. Il, p. 29, 50, 46, 48, 70, 110,112,