Band 
Tome second.
Seite
261
JPEG-Download
 

de l'industrie voiturière.

2G1

ment d’un libre concours. L’expérience en effet a prouvémaintes fois et de la manière la plus éclatante, qu’entre despays placés entre des situations d’ailleurs fort diverses onpouvait supprimer tout tarif, faire disparaître toute ligne dedouanes, non-seulement sans dommage pour l’industrie dechacun, mais avec profit pour celle de tous. Cela a été prouvépar la suppression de nos douanes intérieures et par la sub-stitution d’un seul grand marché national aux innombrablesmarchés isolés dont notre territoire était formé. Cela a étéprouvé par l’adjonction à notre pays du territoire de la Bel-gique et des anciens départements de la rive gauche du Rhin.Cela a été prouvé par la réunion successive à ce marché, déjàsi étendu, de tous les pays qui avaient fini par constituer laFrance impériale, et par le reculement graduel des lignes dedouanes jusqu’aux dernières limites de cet immense mar-ché (’). Cela vient de nos jours d’être confirmé de nouveaupar la réunion à peu près simultanée des nombreux Étatsqui forment l’union commerciale allemande. Il est bien avéréqu’en ces divers cas on a pu agrandir ainsi le cercle dans le-quel le voiturage pourrait librement exécuter ses transports,sans que les industries rivales et si diversement situées donton lui permettait de mettre les produits en présence en aientaucunement souffert. Et non-seulement elles n’ont pas souf-fert, mais il est encore avéré que leur activité commune s’enest sensiblement accrue; et personne ne conteste, par exem-ple, que la suppression de nos douanes intérieures et la fa-culté laissée enfin à l’industrie voiturière de se mouvoir sansobstacle dans toute l’étendue du territoire national n’ait puis-

(’) Cet agrandissement progressif de notre marché a été le résultatd’un grand nombre de lois. V. notamment la déclaralion du 25 juin1789, art. 25 elles décrets des 5 novembre 1791, 9 vendémiaire an iv,7 prairial an vi, 15 messidor an xm, etc.