DE E’iNDUSïRIE VOITURIÈRE.
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cours de l’industrie saxonne, s’est bientôt remise de cetébranlement et trouvée en mesure de lutter contre sa prin-cipale rivale. Partout l’activité s’est accrue et la richessedéveloppée; les plus grands avantages ont été sans doute,ainsi qu’il était naturel, pour les États qui avaient le plusd’avance ; mais tous ont sensiblement profité, et le seul faitde la suppression des lignes de douanes qui les isolaient lesuns des autres les a placés collectivement dans les conditionsde prospérité les plus complètes où ils se fussent jamais trou-vés. Ceci est attesté par tous les écrivains qui ont eu à recher-cher et à faire connaître les résultats de l’union douanièreallemande (*),
II paraît donc certain, des expériences considérables et réi-térées l’ont suffisamment établi, qu’on pourrait arriver à lasuppression de toute barrière entre des pays très divers et trèsinégalement avancés, non-seulementsans détriment, maisavecprofit pour l’industrie des uns et des autres. Cela reste vraimalgré ce qu’on a pu dire des relations du Portugal avec l’An-gleterre, et des États à peine éclos du Nouveau-Monde avecl’Europe. La liberté des importations n’a pu détruire dans cespays des industries qui n’y étaient pas nées, et le régime pro-hibitif n’aurait pas eu, très assurément, la vertu de les y fairenaître. Quand le Portugal aurait refusé de recevoir les produitsdes fabriques anglaises, et quand les États naissants de l’Amé-rique auraient repoussé par des douanes les articles manufac-
(') L’Académie des sciences morales et politiques de l’Institut ayantmis en concours, pour l’année 1840, la question : De l’influence del’association commerciale allemande , les concurrents, au nombre desix, ont uniformément reconnu que cette influence avait été favorableau développement de la prospérité commune des états associés. V. letome Ht des mémoires de l’Académie, p. 339 et suivantes. Le mêmerésultat a été constaté par d’autres ouvrages publiés avant et depuis.