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sert merveilleusement; que leur prospérité les enrichit, queleur activité les stimule; que le Nord encourage le Midi; quela concurrence intérieure, en un mot, n’a pour tout le paysque des avantages? On ne pourrait donc pas dire de la Bel-que, devenue française, ce qu’on ne dit pas de la Norman-die, de l’Alsace, ou de telle autre province, française depuislongtemps; et ce qui ne serait pas vrai de la Belgique con-quise, ne saurait être vrai de la Belgique devenue seulementnotre associée. Le seul fait qui reste acquis, c’est toujours cefait banal, que de libres et loyales communications entre despays très inégalement développés seraient favorables aux unset aux autres, et singulièrement aux moins avancés.
C’est a la liberté de ces relations, et non à l’influence destarifs douaniers, qu’il sera donné quelque jour d’affaiblir, si-non d’effacer entièrement les inégalités de situation existantesentre les industries rivales. Nous voyons comment opère celteliberté dans l’intérieur de chaque pays : elle oblige partoutles entrepreneurs à se tenir au courant des découvertes, àintroduire dans leurs ateliers les perfectionnements adoptéspar leurs rivaux. Elle produirait, en s’étendant, des effets en-core plus considérables; elle imprimerait à tous les arts uneplus vive excitation ; elle les contraindrait à mettre leurs pro-cédés au niveau de ceux observés dans les pays qui auraientle plus d’avance; elle rendrait ces imitations d’autant plusaisées que les relations elles-mêmes seraient devenues plusfaciles et plus actives. Ne sait-on pas ce que peut, pour ex-citer l’émulation, la crainte d’un rival dangereux? « Lorsqueles draps français furent admis en Angleterre, observait, en1841, lord John Russel, parlant à la Chambre des com-munes ('), les draps anglais reçurent une amélioration ra-
(') Séance du 7 mai.