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Tome second.
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ue l’industrie voiturière.

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l’infériorité d’industrie, on y pourrait fabriquer de la poterieline, aussi bonne que celle d’Angleterre, à meilleur marchéqu’en Angleterre même ; tandis que la poterie fine de France,beaucoup moins bonne que celle d’Angleterre, est plus chèrede 20 pour 100. Mais, ajoutait-il, il faudrait que les fabri-cants se donnassent quelque peine, qu’ils fissent des essaislongs, souvent infructueux et toujours plus ou moins dis-pendieux. Or, ne concourant qu’entre eux, et trouvant enFrance un débit qui leur paraît suffisant, ils n’ont aucun mo-tif puissant de faire des efforts ; ils n’ont point à redouter laconcurrence étrangère; et le gouvernement, qui voulait fa-voriser leur industrie, lui a fait un tort grave en permettantaux fabricants de rester dans l’apathie ( ' ). M. Brongniart con-seillait, en conséquence, de leur faire sentir l’aiguillon de laconcurrence étrangère, et ce conseil, bien qu’il n’ait étésuivi qu’avec une excessive timidité, a eu les résultats lesplus favorables. « Lorsque la poterie anglaise commença aêtre admise en France, dit lord John Russel, dans le discoursque je citais tout à l’heure, il en résulta tout d’abord uneamélioration considérable dans la fabrication de cet articlepar les ouvriers français. » Et, en effet, la poterie de Francea fait depuis de tels progrès, qu’elle est aujourd’hui presqueaussi recherchée en Angleterre que celle d’Angleterre l’esten France.

Il faut prendre garde d’ailleurs qu’une industrie indigène,pour lutter avec succès contre ses rivales du dehors, mêmesur leur propre marché, n’a pas toujours besoin de travailleravec le même degré d’extension, d’économie et de puissancequ’elles. Il suffit souvent à ses produits, pour trouver sur lesmarchés étrangers un débit considérable, même alors qu’ils

(') Mëm. au ministre de l’intérieur, inédit.