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Tome second.
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de l’industrie voiturière.

fussent assurés de trouver des acheteurs dans les autres ; lespoteries fines de France seraient recherchées en Angleterrecomme celles d’Angleterre le sont en Frauce ; si les Anglaisnous vendaient plus de tissus de coton, nous leur vendrionsplus de tissus de soie ; tandis que les soieries de Lyon iraientse faire consommer en Chine, celles de Chine viendraient sefaire consommer à Paris. On connaît notre goût bizarre pourles plus laides chinoiseries, uniquement parce qu’elles sontchinoises. Les Chinois, de leur côté, ne montreraient pas unepassion moins extravagante pour les produits d’Europe de l’u-sage le plus commun : «Vous savez, disait le mandarin Choo-Tsun, qu’il est dans la nature du peuple d’estimer les chosesqu’il ne connaît que par ouï-dire, et de déprécier celles qu’ila sous les yeux; de passer sans s’arrêter auprès de ce qui estsous sa main pour aller chercher ce qui est au loin, et, bienqu’il ait une chose dans son propre pays, de l’aimer mieuxquand elle vient des régions étrangères. Les produits de soieet de coton de la Chine sont en quantité bien suffisante, etpourtant on ne recherche que les draps et les cotonnades desBarbares d’outre-mer. Le peuple, ajoutait le sage Mandarin,veut absolument faire usage de monnaie étrangère; et cettemonnaie, quoique inférieure en valeur, est achetée par lui àun taux plus élevé que l’argent sycée indigène, qui est pur.En vain la monnaie indigène a été frappée sur le même pa-tron, sous le nom de pièces de Keangsoo, de Fuhkeen, etc.,elle n’a jamais pu avoir cours (’). » Pour juger, au surplus, del’extension que pourrait prendre entre les divers pays, l’é-change des produits similaires ,il suffit de dire qu’en dépit desobstacles que nous oppose le régime prohibitif, nous expor-

(') Journal des Débals du 16 mai 1840, art. sur la Chine.