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Tome second.
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LIVRE VIII, Cil. III. DE LA LIBERTÉ

cette assertion esten désaccord avec les laits les plus patents;que tous les documents officiels la contredisent ; que la masseentière des importations et des exportations, qui, d’aprèsChaptal, n’était, en 1789, que de 1 milliard 172 millions, aété, en 1841, d’après les états de la douane, de 2 milliards187 millions; que cette masse de transports, qui ne com-prend pas celle des importations et des exportations opéréespar la contrebande, est infiniment au-dessous de la réalité ;et qu’enfin, nonobstant le surcroît d’excitation imprimé par-tout aux passions prohibitives, elle s’accroît d’une manièrerapide, constante, non interrompue!

On dit également que la masse de transports de beaucoupla plus importante et la plus digne d’être recommandée estcelle que l’industrie voiturière exécute dans l’intérieur dechaque pays ; et cela est vrai, en ce sens que les relations lesplus naturelles, et par cela même les plus multipliées, sontcelles que cette industrie entretient et renouvelle sans cesseentre les lieux et les producteurs les plus voisins. Mais on neprend pas garde que plus les relations entre voisins sont na-turelles, plus elles donnent lieu à des déplacements multi-pliés, et plus il est absurde d’obliger, dans chaque pays, leshabitants des frontières à aller chercher souvent très loin ,quelquefois à l’autre extrémité du territoire, ce qu’ordinaire-ment ils trouveraient à quelques pas d’eux, de l’autre côté dela frontière ; qu’agir de cette façon c’est aller précisémentcontre ces relations naturelles, c’est-à-dire contre ces rela-tions de voisin à voisin, qu’on recommande avec raisoncomme les plus importantes, et qu’ainsi le régime prohibitifest, en chaque pays, dans toute la zone des frontières, aussicontraire aux relations de proche à proche qu’aux relationsavec des pays éloignés.

ün dit enfin, et c’est là l’argument le plus banal, que c’est