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Tome second.
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DE L’iNDUSTUIE VOITURIÈRE.

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en s’isolant les unes des autres, en limitant les mouvements del’industrie voiturière, et en lui interdisant un certain nombred’importations et d’exportations, que les nations sont parve-nues, chacune de leur côté, à développer dans leur sein desindustries considérables, qui n’y seraient pas nées sans le se-cours des prohibitions; et l’on ne prend pas garde qn’ens’exprimant de la sorte on affirme une chose qu’il n’est aupouvoir de personne de prouver; que, depuis plusieurs siè-cles, en effet, le régime prohibitif a été le droit commun del’Europe ; que c’est sous l’influence de ce régime que l’in-dustrie des nations européennes s’est partout développée, etque nul, par conséquent, ne peut dire ce qui fût arrivé si elleavait pu naître et grandir sous l’influence de relations plusnaturelles et plus libérales ; mais que l’analogie conduit àpenser que la liberté des communications n’aurait pu qu’enactiver partout l’accroissement ; qu’il n’y a nulle raison decroire que cette liberté eût produit sur un très grand théâtredes effets différents de ceux qu’elle a eus dans des espacesplus limités ; qu’on eût probablement débuté partout par lesindustries les plus naturelles, les plus indiquées par l’étatdes lieux et le génie des habitants ; mais que c’eût été là,sans contredit, le moyen le plus prompt de se préparer àl’exercice de celles que les circonstances locales favorisaientmoins; que, dès qu’une industrie aurait eu pris sur les pointsles plus heureux une extension assez grande pour ne plusdonner que de faibles profits, elle eût déplacé une partie deses forces et fût allée s’installer en des lieux où elle eût étéplus nouvelle et eût pu donner des profits plus importants ;que, de proche en proche, toutes se fussent ainsi propagéespartout où elles auraient eu chance de vie, et que cettemarche, qui eût été la plus naturelle, eût été probablementaussi la plus rapide; qu’on eût fait, par là, de ses forces l’em-