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DE l’industrie VOITURIËRE.
péennes, au milieu même de ces complications et des effortsfaits pour les accroître, est-elle de finir un jour par où il estsi regrettable qu’elles n’aient pas débuté, et de chercher asortir de leur isolement commercial, de préparer la suppres-sion d’un certain nombre de lignes de douanes, de travaillerà agrandir graduellement leurs marchés. Le nôtre, restreintjadis aux limites de chaque province, s’est étendu, il y a cin-quante ans, à tout le territoire national. Quelque chose d’ap-prochant a eu lieu de nos jours en Allemagne par la créationdu Zollverein. Nous visons, de notre côté, à étendre nos re-lations par des unions du même genre. L’Autriche , assure-t-on, en fait autant en Italie. Il est probable que des associa-tions pareilles tendront à se former ailleurs encore; que, peuà peu, l’Europe ne présentera plus qu’un petit nombre demarchés très étendus; et rien n’interdit de croire qu’à lalongue ces marchés eux-mêmes, s’ils ne cessent pas absolu-ment d’être séparés, ne le seront que par des barrières tou-jours plus faibles et plus pénétrables.
Ce sera là sans doute un travail laborieux et lent. Il estsubordonné à des conditions qu’on tenterait en vain d’élu-der, et qui ne se réaliseront que fort à la longue. Les diffi-cultés seront d’autant plus grandes que les formes du régimeparlementaire, de plus en plus généralisées, permettront ausystème en possession de la place de lutter avec plus d’éner-gie pour s’y maintenir. Les rivalités nationales ne sont pastellement affaiblies qu’il ne puisse longtemps encore y puiserles moyens de se défendre. Les rapprochements les plus na-turels, combattus à titre de combinaisons libérales, ne réus-siront à se faire accepter que comme moyen de défensecontre des rivaux réputés plus dangereux. Il faudra se don-ner le temps, non de convertir des intérêts bien résolus à nepas se laisser convaincre, mais, en dehors de ces intérêts