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Tome second.
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LIVRE VIII, OII. III. DE LA LIRERTÉ

coalisés et opiniâtrement résistants, d’éclairer les espritsprévenus, et de rendre sensibles pour tout le monde les in-convénients de l’isolement commercial des nations. Il faudrasurtout se donner le temps d’apaiser les craintes, les haines,les jalousies qui les séparent encore, et savoir attendrequ’elles se soient plus rapprochées, que leurs intérêts sesoient davantage mêlés et confondus, que quelqu’une desplus avancées se soit décidée à donner spontanément l’exem-ple d’une libéralité intelligente, et finalement que des expé-riences réitérées et durables les aient mieux instruites toutesdes avantages qu’auraient inévitablement pour elles de librescommunications.

Mais cet heureux travail, depuis longtemps commencé, au-quel tant de forces concourent, et qui est dans l’ordre desdéveloppements de la civilisation les plus clairement indi-qués, s’accomplira, il n’en faut faire aucun doute; et, sansaucun doute aussi, à mesure qu’il avancera, à mesure queles nations, appréciant mieux ce qu’elles doivent à l’industriedes transports et l’importance des relations qu’elle établitentre elles, opposeront moins d’obstacles à ses mouvementsextérieurs, et la soumettront, dans leurs rapports mutuels, âune police plus éclairée et plus libérale, elle acquerra unepuissance d’action considérable que ne comporte pas le ré-gime actuel qu’elle subit. Ce progrès dans les idées et leshabitudes sociales est sans contredit celui que réclament leplus impérieusement la plénitude de ses pouvoirs et l’entierdéveloppement de ses forces.

Ainsi, la liberté de l’industrie voiturière tient aux progrèsde la morale de relation , comme aux progrès des habitudesindividuelles, comme aux progrèsdes connaissances relativesà l’art, comme à celui du génie des affaires, et elle devientd’autant plus grande que, dans leur application au travail