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souvent, pour les mêmes frais, des profits quatre fois aussiconsidérables ( ‘ ).
Bakewell et CuIIey ont opéré leurs prodiges sans connaîtreles lois générales que la vie observe dans la production des ani-maux ; et les physiologistes qui les aidèrent de leurs lumièresauraient eux-mêmes, très probablement, été fort embarrassésde ramener à des principes généraux les observations parti-culières sur lesquelles étaient fondés leurs conseils. Les unset les autres n’ont réussi 'a obtenir tant d’utiles perfection-nements dans les diverses races d’animaux domestiques surlesquelles ils ont agi que par une suite d’expériences , faitessans doute d’après des indications fournies par la nature ,d’après des faits habilement observés, mais d’après des faitsdont ils ignoraient la cause génératrice, et dont sans nuldoute ils auraient eu grand’peine à écrire la loi.
On en peut dire autant de la plupart.des améliorations quiont été opérées dans les diverses branches de l’art agricole :elles ont été obtenues par les expériences de la pratique bienplus que par les spéculations de la théorie.
Suivant M. de Dombasle, l’analyse chimique ne fournit lesmoyens de déterminer avec sûreté ni la valeur nutritive desdiverses substances végétales qui sont employées a la nour-riture des bestiaux, ni cellesdes divers engrais qui servent à lanourriture des plantes, ni en général les propriétés du sol re-lativement à l’agriculture et les moyens d’accroître sa fertilité.
De ce qu’on a découvert par l’analyse, dit-il, que telles sub-stance contient tant d’amidon , de mucilage , de sucre, degluten, d’albumine, on n’en peut pas conclure qu’elle est nu-tritive h tel ou tel degré; de ce que telle substance reste inso-
C) Cordier, Âgr. delà FL franç ., dise, prélim. et p. 467. — Rev.brit., t. XIV, p. m, de la première série.