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Tome second.
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LIVRE VIII, Cil. V. DE LA LIBERTÉ

lubie lorsque nous la soumettons, dans une capsule, à l’ac-tion de l’eau ou de tout autre agent chimique, il ne s’ensuitpas qu’elle se conduira de la même manière quand elle serasoumise à l’action des organes digestifs.

Plusieurs faits, poursuit M. de Dombasle, peuvent faire pré-sumer que certains engrais forment pour les plantes un ali-ment bien plus nutritif que d’autres ; mais l’étendue de cettedifférence nous est entièrement inconnue ; nous manquonsde faits pour déterminer, même vaguement, la propriété nu-tritive de presque tous ces composés.

L’analyse chimique, continue le même agronome, en dé-terminant la nature et les proportions des parties consti-tuantes d’un sol, apprend peu de choses sur ses propriétésrelatives à l’agriculture. La physique offre des moyens unpeu plus sûrs de juger de sa fécondité. Mais un cultivateurexpérimenté, par une observation attentive sur le terrain, enjuge beaucoup plus sûrement encore, et l’emploi de ce moyenlui en apprendra plus sur la bonté d’une ferme en une demi-journée , que n’en apprendront au chimiste et au physiciensix mois d’expériences faites dans le laboratoire (*).

11 paraît qu’en général les services que l’agriculture a reçusde la chimie et de la physique sont loin de répondre à ceuxqu’elle en avait attendus. Ces sciences, qui ont été si éminem-ment utiles aux arts qui créent des produits inorganiques,l’ont été bien moins, tenons en note, à l’art qui se proposed’obtenir des produits végétaux et animaux. Celles qui s’oc-cupent de la structure et des fonctions des corps vivants n’ontpas mieux réussi que celles qui étudient les lois de la matièreinerte à rattacher les procédés de l’art agricole à des principes

(') V. l’Examen critique des élém. de chimie agricole de Davy,in-8°; Paris, 1820.