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de l’industrie AGRICOLE.
fixes de théorie. Toutes lui ont fourni quelque secours sansdoute. M. de Dombasle cite un certain nombre de cas où desrecherches analytiques sur la nature du sol peuvent êtreutiles au cultivateur en lui offrant le moyen de reconnaîtres’il y a dans son terrain de certains éléments dont la présenceexigerait qu’il le soumît à un traitement particulier. La dé-couverte du système sexuel des plantes de Linnée, qui apermis d’opérer entre elle des croisements, en faisant tomberle pollen qui se détache des organes mâles d’une espèce dansles organes femelles d’un autre, a offert par cela même à l’a-griculteur un moyen d’obtenir des variétés importantes etnombreuses. Il est sûrement bien des cas encore où la sciencea fourni d’utiles inspirations à l’art. Mais le nombre de ces in-spirations a été petit en comparaison de celles qu’il puisaitdans ses propres expériences; et il y a même à ajouter quece n’est qu’en partant des données de l’expérience que lesagronomes les plus instruits ont pu faire à l’agriculture quel-ques applications raisonnables des sciences chimiques, phy-siques ou physiologiques, et en procédant des faits de la pra-tique les plus constants et les mieux observés qu’ils sont par-venus à soumettre l’art à de certaines règles de théorie.
Il n’est pas douteux, en effet, qu’on n’ait bien des foistenté, malgré la difficulté de l’entreprise, d’élever à l’état dethéorie les procédés de l’art agricole, et qu’on n’y ait jusqu’àun certain point réussi. Il n’est pas douteux davantage quela connaissance de ces règles générales déduites, ainsi que jeviens de le dire, des faits de la pratique les mieux observés,ne soit très propre à éclairer et à fortifier l’exercice de l’artqui leur a donné naiseance. Mais s’il y a, ici comme ailleurs,à tirer parti des connaissances théoriques, c’est à condition,plus qu’ailleurs encore, qu’on y joindra une grande aptitudepour les applications, et il faut bien prendre garde qu’il n’est