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Tome second.
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I)E L’INDUSTRIE AGRICOLE.

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raies, nous aurons occasion d’observer que cette troisièmeclasse de facultés, de même que les deux précédentes, et y estaussi essentielle ,que dans les autres industries, et tout à lafois qu’elle s’y développe avec plus de peine.

Sans doute la difficulté que les mœurs de l’agriculteuréprouvent à se former ne tient pas aux mêmes causes quela lenteur de ses progrès sous le rapport de l’art et des af-faires. Ce qui retarde le progrès de ses mœurs, ce n’est nila nature de l’instrument dont il se sert, ni celle des forcesspéciales qu’il emploie ; mais c’est l’isolement où son art leforce de vivre, circonstance que nous avons déjà signalée plushaut comme mettant un sérieux obstacle à ses progrès detoute espèce. Au reste, il peut être vrai que la situation descultivateurs retarde le perfectionnement de leurs mœurs,sans qu’il reste moins certain que le perfectionnement deleurs mœurs est indispensable aux succès de l’art qu’ilsexercent.

Ainsi, par exemple, il n’est certainement pas douteux quela distance où ils sont les uns des autres ne soit peu propreà stimuler leur activité. Il n’est personne qui n’ait remarquécombien les ouvriers de la ville ont leur temps mieux remplique ceux de la campagne; combien leurs mouvements sontplus vifs, leurs travaux plus accélérées; combien, dans untemps donné, ils font plus de besogne. Celte différence, dansle degré de diligence et de célérité que déploient ces deuxclasses de travailleurs, est d’autant plus frappante qu’onpasse d’une campagne plus arriérée et plus déserte dans uneville plus populeuse et plus avancée. Cependant, de ce quel’ouvrier des champs, qui n’est pas excité comme celui de laville par la présence d’une population nombreuse et animéeau travail, fait ordinairement son ouvrage avec un peu de len-teur et de nonchalance, il ne s’ensuit sûrement pas que l’ar-