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Tome second.
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de l’industrie agricole.

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leurs s’occupent à la fois d’une même opération, et de plus ils’écoule toujours un temps assez long avant que l’on puissepasser d’une opération à une autre, comme du labour auxsemailles ou des semailles à la moisson. Il est donc certainque le travail ne se prêle pas ici à une aussi bonne divisionque dans les fabriques. Cependant l’industrie agricole ne laissesûrement pas d’admettre dans ses travaux une assez grandedivision. Le régisseur, le teneur de livres, le chef d’attelages,le chef de main-d’œuvre, le berger, les valets de charrue,remplissent tous des fonctions particulières dans une exploi-tation rurale ; et, pour peu que l’exploitation soit considé-rable, il n’est pas douteux que tout n’y marche d’autant mieuxque ces fonctions y sont plus distinctes et mieux séparées.Ensuite si chacune des grandes opérations de la culture, tellesque le labour, les semailles, la moisson, le battage des grains,ne peut pas être exécutée d’une manière continue par autantd’agents séparés, chacune d’elles, au moment où elle s’exé-cute, peut être partagée entre un certain nombre d’ouvriersqui y concourent de diverses manières, et il est certain qu’elless’accomplissent toutes d’autant plus librement que ces divi-sions y sont plus habilement effectuées.

Ainsi, il est bien certain , comme je l’annonçais en abor-dant ce dernier ordre de considérations, que le fonds d’objetsmatériels trouve dans l’agriculture le même obstacle à sonperfectionnement que le fonds de facultés personnelles, ettout à la fois que le perfectionnement dé cet ordre de moyensy contribue à la liberté des travailleurs, comme dans les au-tres industries. U est avantageux ici comme partout d’avoirun atelier situé d’une manière favorable, organisé sur un bonplan, pourvu de machines puissantes, et où le travail soit ha*bilement distribué, encore bien qu’iei tout cela soit beaucoup

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