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Tome second.
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4<;0 LIVRE VIII, Cil. V. UE LA LIBERTÉ

moins aisé à obtenir que dans l’industrie manufacturière.

On voit à quel point les fabriques agricoles diffèrent desmanufactures ordinaires, et combien cette classe d’établisse-ments avait besoin d’être considérée à part. L’agriculture sedistingue de la fabrication proprement dite, par l’isolementoù elle place les hommes qui l’exercent, parla nature desforces qu’elle emploie, par la grandeur du théâtre sur lequelelle travaille, par la diversité des produits qu’elle y crée, parla difficulté de reconnaître ceux qu’il est le plus avantageuxd’y produire, par celle qu’il y a de trouver de bonnes placespour des ateliers de travail naturellement si étendus, parcelle d’organiser ces établissements d’une manière conve-nable, par la quasi-impossibilité qu’on éprouve d’y introduiredes moteurs aveugles et d’y faire usage d’instruments trèspuissants, par celle qu’on a d’y faire subir au travail d’aussibonnes divisions que dans les fabriques, par le trouble con-tinuel que l’intempérie des saisons et les variations de l’at-mosphère y apportent dans les travaux... Tout cela fait,comme on l’a vu, que cet art n’avance que lentement et avecpeine, et que les pouvoirs du travail y ont fait infiniment moinsde progrès que dans les industries dont j’ai traité précédem-ment, notamment dans la dernière. Et néanmoins, commeon l’a vu aussi, tout cela n’empêche point que la liberté destravailleurs n’y devienne plus grande à mesure que chacunde ces pouvoirs s’y développe , et que le talent des affaires,les connaissances relatives à l’art, la perfection des mœursprivées, celle des habitudes et des relations sociales, le bonemplacement des ateliers et tout ce qui peut les approprierh leur destination d’une manière plus complète, n’y soientautant d’éléments de puissance et de liberté d’action. Nousavons observé comment agit en particulier chacun de ces élé-