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4 pences par gallon (mesure impériale,) et l'expérience apleinement prouvé que la distillation illicite de ces esprits nepeut être réprimée que par la modération du droit. Le succèscomplet de la réduction du droit en 1823, sous le rapport de lasuppression des distillations illicites et de l’accroissemeut durevenu, nous indique la marche à suivre relativement auxdroits sur les autres natures d’esprits.
Le droit sur les esprits fabriqués en Angleterre est de 7schellings 6 pences par gallon : il résulte de l’élévation consi-dérable de ce droit audessus des droits sur les esprits d’Irlandeet d’Ecosse, une réalisation de bénéfices si élevée sur l’introduc-tion frauduleuse de ces dernier^ esprits en Angleterre, que lenombre des personnes qui s’adonnent à ce métier, augmentede iour en jour. Il n’y a rien de plus contraire aux vrais prin-cipes en matière de commerce et de finances, que d’avoir dansle même pays des droits différents sur la même nature d’article ,le moyen de faire disparaître cet inconvénient, est d’élever lesdroits sur les esprits d’Irlande et d’Ecosse autant qu’il est possiblede le faire sans renouveler les distillations illégales; et d’abaisserle droit sur les esprits anglais de manière à ce que le droit surtous les esprits britanniques , soit uniforme.
Le droit sur l’eau-de-vie et le genièvre est de 22 schellings6 pences, le gallon. Ce droit est si élevé proportionnellement àla valeur de ces esprits, qu’il en résulte une addition considé-rable à la contrebande. En résumé, presque toute la contrebandequi se pratique se fait sur les esprits étrangers et le tabac. C’estl’influence des planteurs de nos colonies des Indes Occidentalesqui a fait établir ce droit impolitique, dans la vue d’exclurel’eau-de-vie et le genièvre, et par là d’étendre la consommationdu rhum.
Ce qu'il faut faire par rapport à ce droit, c’est de le réduirede façon à ne laisser aucun bénéfice à la contrebande. Il n’y aque ce moyen d’y mettre un terme. Mais comme l’eau-de-vieet le genièvre peuvent être achetés à l’étranger pour à peu prèsle prix auquel revient la fabrication des esprits britanniques , ilest évident que ce droit ne doit pas, dans tous les cas, dépasserle plus haut droit sur les esprits britanniques.