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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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des droits exagérés, ou de réaliser les mêmes sommes sans l'in-convénient de la contrebande. Supposons que les droits exagé-rés sur les tabacs et les esprits étrangers produisent au Trésor1. 3,ooo,ooo de plus que ne produiraient des droits modérés ;on ne saurait nier que la perception de cette portion du revenupublic , qui se monte à 1. 3,000,000 ,.ne produise les maux sui-vants :

t° Le prix des articles ainsi imposés est si élevé qu’une poj~tion du public ne peut en faire usage.

a» La consommation de ces articles étant ainsi restreinte ,une restriction semblable est mise à la navigation et au com-merce étranger.

3° La perception de ces 1. 3,000,000 coûte à l’État près d’unmillion de frais extraordinaires , en conséquence de la contre-bande qu’il faut réprimer.

4° Cet état de choses donne naissance au délit de la contre-bande, et à tous les délits accessoires qui s’y rattachent.

Nous en concluons qu’il est impossible de percevoir1. 3,ooo,ooo, par des moyens plus funestes que ne le sont iesdroits exagérés sur les tabacs et les esprits étrangers.

Outre l’abolition de la contrebande , l’abaissement de cesdroits amènerait encore un important résultat, l’accroissementde la consommation et de l’importation des articles en ques -tion , en conséquence de la réduction de prix, suite de la ré-duction des droits.

Par exemple, si l’on réduisait les droits sur le tabac, uneplus grande quantité de capital serait employée à l’achat de laquantité additionnelle de tabac qui serait consommée; son im-portation occuperait un plus grand nombre de navires et demarins : ensuite, une plus grande quantité de matières premiè -res devrait être importée, pour la confection des articles qu’ilfaudrait exporter en paiement de la quantité additionnelle detabac; un capital plus considérable serait employé à l’achat età la fabrication de ces matières premières ; un plus grand nom-bre d’ouvriers seraient occupés à cette fabrication ; un plusgrand nombre de navires et de marins seraient occupés à lesimporter ou à exporter les articles à la confection desquels